Wednesday, November 09, 2005

La partie cachée de l’iceberg ou la version ignorée par la direction générale (suite)




L’Assemblée Générale Extraordinaire tenue ce lundi 07 novembre 2005 vient d’entamer son cinquième mois de grève jour pour jour de plus de 500 techniciens aéronautiques de la Royal Air Maroc. Durant ces mois de grève la direction a campé sur sa position, en refusant tout dialogue avec les représentants syndicaux des techniciens, en ignorant les dispositions et les lois qui régissent le droit syndicale au Maroc, et mettant même la sécurité des avions en danger et la pérennité de notre compagnie nationale en péril: par le paiement en devises des factures faramineuses suite à l’envoi des avions à l’étranger, pour n’en évoquer que le B757 cité par plusieurs quotidiens suite à une grave avarie du système de pressurisation survenue en plein vol ; il est actuellement chez les Anglais pour une visite depuis le 07/10/05 mais non encore livré à ce jour, ce qui ne demandait q'une semaine au centre industriel.

Face aux questions des journalistes, la direction minimise les pertes financières en avançant que les salaires des 500 techniciens en grève suffisent à couvrir les frais de maintenance, cela n’aurait pas été vrai, même si les techniciens étaient payés en devises, mais surtout ils manquent de citer que la production au CIAé s’est arrêtée; et que malheureusement même si l’effectif restant, non affecté à la production, continue a exécuter ses taches quotidiennes, néanmoins le rendement général au CIAé est a 0% puisque les chantiers, ou la production proprement dite, s’est arrêtée depuis plus de quatre mois, cela constitue une charge financière considérable injustifiable ajoutée à celle des coûts de la maintenance des avions et de leurs équipements effectués à l’étranger ainsi que l’affrètement d’avions avec leurs équipages. Les dirigeants de la RAM peuvent toujours croire qu’ils ont raison de dire qu’ils ne courent aucun risque, puisque les fonds dilapidés ne sont pas leurs fonds personnels tant que ses fonds proviennent des recettes de notre compagnie nationale et des deniers publics qui appartiennent au contribuable Marocain.

La direction se justifie à travers des communiqués (ni paraphés ni visés) en mettant l’accent sur son intransigeance vis-à-vis de l’indiscipline et d’une certaine ingérence des Techniciens dans les affaires administratives de la direction. Par conséquent, un éclaircissement s’avère nécessaire à ce sujet, car il y-a une partie de vérité dans ces propos puisque c’était le choix volontaire des responsables mis en place: certains nouvellement recrutés, d’autres ayant une longue expérience dans le bâtiment, qui se sont vus attribués la gestion très difficile des chantiers de maintenance.Déboussolés, et face à une marée de problèmes relevant du suivi technique des avions et des problèmes relatifs à la gestion d’un héritage compliqué des ressources humaines, ne relevant ni de leurs compétences ni de leurs formations initiales, ils ont inévitablement adopté les méthodes archaïques déjà en place, c’est ainsi qu’ils ont initié des relations malsaines avec certaines personnes avides de leadership impopulaire en leur sous-traitant une partie de leurs tâches de gestion des ressources humaines et en les prenant pour consultants en la matière tout en écartant inévitablement les représentants légitimes dont le syndicat STAM qui représente 98% des Techniciens.
Malgré leur génie, mais sous la contrainte et le manque d’expérience, ces parachutés ont choisi le chemin le plus court mais aussi la solution la moins durable pour surmonter ces difficultés et de se sont suffis de partager la maîtrise du terrain avec d’autres lobbys incontournables, plus expérimentés et plus rôdés, afin de prouver dans les meilleurs délais, leurs aptitudes a gérer des chantiers comme ceux de la ZIRAM.
Nous regrettons malheureusement que dés le début du conflit, la direction des ressources humaines a adoptè la réplique de la direction technique sans pour autant prendre le soin de vérifier la véracité des avances des dites raisons disciplinaires qui ont conduit au licenciement des 8 techniciens, et de l’abus évident concernant le choix implicite de muter a deux reprises dans l’espace d’un mois, le secrétaire général du STAM et son adjoint. Et nous ne comprenons toujours pas le droit que prône la direction, celui de vouloir choisir les représentants des techniciens devant les représenter en d’éventuels pourparlers.

Nous condamnons cette attitude de la direction qui n’a eu que des conséquences négatives sur tous les plans : quatre mois de grève, des millions de dollars de perte et l’altération de la confiance qui doit régner entre le personnel de la Royal Air Maroc et ses dirigeants, cette confiance qui demandera des années pour se rétablir.
Les communiqués internes RAM diffusés (ni paraphés ni visés) permettent de relever beaucoup de contradictions, en l’occurrence celui du 25 octobre 05 qui exprime bien dans l’un de ses paragraphes la volonté incessante de la direction à vouloir dialoguer avec les Techniciens, puis ensuite, réfute littéralement le dialogue au paragraphe suivant en rappelant en trois items ses positions irrévocables relatives aux points de discorde qui découlent de cette grève montée de toutes pièces. Puis dans l’une des citations le chorus ’’ indiscipline’’ signifie cette fois l’empêchement d’un délégué à participer à une réunion. Rappelons à juste titre que le code du travail Marocain qui définit le délégué du personnel comme représentant des personnes qui l’ont élu auprès de l’employeur suite à leurs sollicitations, ce qui n’est pas le cas ; à différencier entre le représentant syndical qui possède le droit légal de négociation.
A cet effet, ce communiqué interne est venu confirmer les soupçons autour du rôle d’agent double du ‘’délègué’’ en question, qui a d’ailleurs induit en erreur toutes les directions confondues en leur donnant l’espoir d’un dénouement par la casse.

Et nous appelons à cette occasion, pour l’instauration d’une charte de travail qui soit en accord avec le code du travail Marocain et faisant foi d’un référentiel des exigences et des redevances, plusieurs compagnies aérienne l’ont adopte et cela leur permet d’assurer un climat social sain et durable au sein de leurs entreprises et offre surtout aux décideurs de se consacrer à l’amélioration des performances.

Les Techniciens Aéronautiques ont toujours plaidé pour le rassemblement et l’unité des différentes entités du personnel sans aucune distinction, l’histoire en demeure le seul témoin. Le découpage ou la balkanisation de la Royal Air Maroc qui se poursuit sous l’œil complaisant de tous les Syndicats et les Associations est inacceptable et devrait plutôt susciter le rassemblement et la concertation de toutes les forces vives au sein de la Royal Air Maroc au lieu de la division et le repli sur soi. Ceci n’est pas un appel à la révolte mais nous croyons qu’une entreprise vivante est celle qui écoute et qui communique. Le silence sibérien qui règne depuis quelques années est prédicateur d’un climat social qui n’avantage en rien la direction mais qui cache un malaise profond chez tout le personnel. Nous pensons que le moment est venu pour la direction de reconsidérer chaque femme et chaque homme à la RAM comme étant un partenaire au sein de l’entreprise et lui permettre de s’engager pleinement dans le processus de développement.

Aujourd’hui, la direction, la compagnie nationale, tous le personnel de la Royal Air Maroc, et le contribuable Marocain payent ensemble le prix de cette gestion longtemps contestée par tous les Techniciens Aéronautiques.

Finalement, le dialogue sérieux et responsable est le seul moyen d’aboutir à un dénouement de cette crise pour laquelle il ne faudrait envisager ni perdant ni gagnant mais plutôt de privilégier l’intérêt général.



Bureau Exécutif STAM

Friday, October 21, 2005

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La partie cachée de l’iceberg ou la version ignorée par la direction générale

Le monde à l’envers, après presque quatre mois d’arrêt de travail de plus de 500 Techniciens avion de la Royal Air Maroc affiliés au syndicat des Techniciens Aéronautiques du Maroc (STAM), la Direction de la RAM continu inlassablement à faire grève contre son propre personnel de maintenance.
Le mot d’ordre des hauts dirigeants de la RAM pour gérer ce conflit se résume au refus systématique de tout dialogue avec les représentants Syndicaux des Techniciens.
Pour cela une grande partie des recettes commerciales en devise est déboursée pour payer des opérations mineures de maintenance à l’étranger au prix fort dans le but de simuler l’inutilité des Techniciens pendant leur absence.
Des questions s’imposent alors : à qui profite cette situation ?

En fait plusieurs quotidiens parlent de l’intérêt d’Air France d’acquérir le Centre Industriel Aéronautique dans le cadre de sa privatisation à condition que celle-ci soit majoritaire afin de détenir la gestion du CIAé ; condition sine qua non pour conclure une telle transaction.
L’ironie du sort, la conséquence d’une telle mesure conduirait à la mise à l’écart de plusieurs têtes du staff dirigeant ; d’ailleurs l’incitation au départ de certains cadres de la promotion interne, pionniers de l’aviation au Maroc, ont été sacrifiés pour réduire parait-il l’effectif et la masse salariale du CIAé ; alors qu’en fait; c’est une action concertée par les intéressés pour se prémunir du risque de se retrouver sur la liste des indésirables à l’arrivée des Français, pragmatiques comme ils sont , ils ne veulent garder que les spécialistes.
D’ailleurs, cette situation chaotique est le résultat incontestable de la gestion des chantiers aéronautiques par des spécialistes du bâtiment.

Un bref flash-back vers les derniers mois de cette année révèle qu’à plusieurs reprises ses mêmes dirigeants, devant l’incapacité de stopper la machine de la privatisation, faisaient savoir qu’une telle opération ne réussira jamais.
Pour cela tous les moyens sont bons : en commençant par laisser les Techniciens sans tenues de travail et le harcèlement de toute sorte : des sanctions, des mutations etc. Devant l’indifférence des techniciens qui exécutaient toutes les tâches qui leurs incombaient dans la discipline et la conscience professionnelle avec même leurs vêtements personnels.

Mais sous la pression du temps, le staff dirigeant est donc passé à la vitesse supérieure.

Aussitôt que l’occasion s’est présentée ils n’ont pas hésité à sauter dessus pour imprégner toute réaction des Techniciens d’un caractère revendicatif purement syndical pour légitimer leurs actions hasardeuses; la mutation à deux reprises en l’espace d’un mois du secrétaire général du STAM et son adjoint dés la constitution du syndicat le 14 Avril 2005 et finalement le licenciement abusif de 8 Techniciens en sont la preuve irréfutable.
La vérité éclatante, c’est que cette grève est le résultat d’un plan préfabriqué de toute pièce.

Inévitablement, la Direction de la RAM, fait subir à notre compagnie Nationale au même titre qu’à l’ensemble du personnel les répercussions dangereuses de son attitude, qui pourrait avoir des conséquences irréversibles sur la sécurité des avions et sur son image acquise par le savoir faire et la compétence des Techniciens Aéronautiques:
98% des Techniciens de la maintenance sont en grève depuis le 29 juin 2005 à ce jour.

Plusieurs quotidiens nationaux et étrangers ont relaté l’incident du B757 qui a frôlé la catastrophe, suite à sa dépressurisation à 11000 m du niveau de la mer avec un déploiement partiel des masques à oxygène même en mode manuel.
Ou moins récemment celui du B737 à destination de Tunis qui a connu une extinction moteur en vol ou encore plusieurs autres incidents non déclarés.
Nous constatons tous cela avec une grande amertume sous l’oeil complaisant des autorités concernées et la légèreté avec laquelle ils traitent cette affaire qui risquerait un dérapage sans précèdent.
Est-ce qu’il va falloir attendre la catastrophe pour réagir ?

Devant ces faits et face au mutisme et l’insouciance délibérés de la Direction de la RAM nous ne pouvons que décliner toute responsabilité devant cette situation qui pourrait tourner au drame.

Le génie des dirigeants de la RAM a dévoilé sa stratégie de développement en entreprenant une opération qui s’inscrirait dans le cadre d’une entreprise qui se veut citoyenne en combattant le fléau du chômage au Maroc.
En effet, après l’usage de la force et le recours aux services des unités de répression de la police pour interdire l’accès de tous les techniciens en grève ainsi que leurs familles aux services médicaux qui se trouvent à l’intérieur du siège de la RAM, elle a engagé une centaine de jeunes garçons barricadés issus vraisemblablement des quartiers défavorisés contre une prime journalière de 100 dhs pour renforcer les effectifs des agents de sécurité et maintenir le ‘’ blocus ’’, voilà une manière « intelligente » pour la gestion des conflits au sein de la Royal Air Maroc.

Mais le cursus des exactions de la Direction ne s’arrête pas là, à juste titre, rappelons que dés le début du mouvement, les dirigeants ont réagi d’une manière qui n’a d’autre qualificatif qu’indigne et inhumaine, et au lieu d’opter pour un dialogue sérieux et responsable qui aurait dénoué le conflit dés le premier jour, ils ont préféré la voie de la surenchère:
En privant les enfants de tous les techniciens des colonies de vacances et des soins médicaux de la mutuelle.
La privation des droits sociaux de l’agent et de ses ayants droits, tel que GP.
L’interdiction d’accès aux sites de la compagnie, le harcèlement et la menace à domicile.
Des techniciens doublement sanctionnés par la mutation de leurs épouses exerçant à la compagnie, car selon la Direction participer à un mouvement social est une raison valable de sanction.

Le 12 octobre 2005 les délégués du personnel affilié au STAM, mandatés à intervenir en tant que médiateurs, ont été conviés à une réunion avec la DRH qui a duré 5 bonnes heures, dans le but de trouver une solution à cette crise.
Finalement la réunion s’est révélée un vrai fiasco, car les représentants de la direction n’avaient pas reçu de marge de manœuvre pour négocier et s’obstinaient à refuser les propos des Techniciens ; en cherchant par tous les moyens à les incriminer dans ce qui est une grève déclenchée volontairement par le staff dirigeant du CIAé.
Le 13 octobre 2005 un communiqué interne anonyme nous a été remis par un agent de sécurité qui relate de manière unilatérale le déroulement de ladite réunion et faisant savoir que les conditions ne sont pas réunies pour le dialogue.
Voilà les derniers rebondissements de cette grève qui n’a d’autre objectif que de défendre la Dignité des Techniciens opposés à une Direction à large pouvoir.


Le Syndicat des Techniciens Aéronautiques (STAM) a donc décidé de continuer à défendre, par tous les moyens légaux, les intérêts de ses adhérents jusqu'à l’aboutissement de ses revendications légitimes.
Communiqué de Presse du Bureau AMPL
Casablanca, 19 oct (MAP)- Les pilotes de ligne de Royal Air Maroc (RAM) ont "dénoncé à l'unanimité la gestion anachronique de la crise" issue de "la grève des techniciens aéronautiques qui perdure depuis plus de cent jours".......suite voir site AMPL
Royal Air Maroc Communiqué de Presse du 17 Octobre 2005
La grève d’une partie des mécaniciens aéronautiques de Royal Air Maroc n’a aucun rapport avec la sécurité au sein de la compagnie........suite voir site Royal Air Maroc!!!!