La partie cachée de l’iceberg ou la version ignorée par la direction générale (suite)
L’Assemblée Générale Extraordinaire tenue ce lundi 07 novembre 2005 vient d’entamer son cinquième mois de grève jour pour jour de plus de 500 techniciens aéronautiques de la Royal Air Maroc. Durant ces mois de grève la direction a campé sur sa position, en refusant tout dialogue avec les représentants syndicaux des techniciens, en ignorant les dispositions et les lois qui régissent le droit syndicale au Maroc, et mettant même la sécurité des avions en danger et la pérennité de notre compagnie nationale en péril: par le paiement en devises des factures faramineuses suite à l’envoi des avions à l’étranger, pour n’en évoquer que le B757 cité par plusieurs quotidiens suite à une grave avarie du système de pressurisation survenue en plein vol ; il est actuellement chez les Anglais pour une visite depuis le 07/10/05 mais non encore livré à ce jour, ce qui ne demandait q'une semaine au centre industriel.
Face aux questions des journalistes, la direction minimise les pertes financières en avançant que les salaires des 500 techniciens en grève suffisent à couvrir les frais de maintenance, cela n’aurait pas été vrai, même si les techniciens étaient payés en devises, mais surtout ils manquent de citer que la production au CIAé s’est arrêtée; et que malheureusement même si l’effectif restant, non affecté à la production, continue a exécuter ses taches quotidiennes, néanmoins le rendement général au CIAé est a 0% puisque les chantiers, ou la production proprement dite, s’est arrêtée depuis plus de quatre mois, cela constitue une charge financière considérable injustifiable ajoutée à celle des coûts de la maintenance des avions et de leurs équipements effectués à l’étranger ainsi que l’affrètement d’avions avec leurs équipages. Les dirigeants de la RAM peuvent toujours croire qu’ils ont raison de dire qu’ils ne courent aucun risque, puisque les fonds dilapidés ne sont pas leurs fonds personnels tant que ses fonds proviennent des recettes de notre compagnie nationale et des deniers publics qui appartiennent au contribuable Marocain.
La direction se justifie à travers des communiqués (ni paraphés ni visés) en mettant l’accent sur son intransigeance vis-à-vis de l’indiscipline et d’une certaine ingérence des Techniciens dans les affaires administratives de la direction. Par conséquent, un éclaircissement s’avère nécessaire à ce sujet, car il y-a une partie de vérité dans ces propos puisque c’était le choix volontaire des responsables mis en place: certains nouvellement recrutés, d’autres ayant une longue expérience dans le bâtiment, qui se sont vus attribués la gestion très difficile des chantiers de maintenance.Déboussolés, et face à une marée de problèmes relevant du suivi technique des avions et des problèmes relatifs à la gestion d’un héritage compliqué des ressources humaines, ne relevant ni de leurs compétences ni de leurs formations initiales, ils ont inévitablement adopté les méthodes archaïques déjà en place, c’est ainsi qu’ils ont initié des relations malsaines avec certaines personnes avides de leadership impopulaire en leur sous-traitant une partie de leurs tâches de gestion des ressources humaines et en les prenant pour consultants en la matière tout en écartant inévitablement les représentants légitimes dont le syndicat STAM qui représente 98% des Techniciens.
Malgré leur génie, mais sous la contrainte et le manque d’expérience, ces parachutés ont choisi le chemin le plus court mais aussi la solution la moins durable pour surmonter ces difficultés et de se sont suffis de partager la maîtrise du terrain avec d’autres lobbys incontournables, plus expérimentés et plus rôdés, afin de prouver dans les meilleurs délais, leurs aptitudes a gérer des chantiers comme ceux de la ZIRAM.
Nous regrettons malheureusement que dés le début du conflit, la direction des ressources humaines a adoptè la réplique de la direction technique sans pour autant prendre le soin de vérifier la véracité des avances des dites raisons disciplinaires qui ont conduit au licenciement des 8 techniciens, et de l’abus évident concernant le choix implicite de muter a deux reprises dans l’espace d’un mois, le secrétaire général du STAM et son adjoint. Et nous ne comprenons toujours pas le droit que prône la direction, celui de vouloir choisir les représentants des techniciens devant les représenter en d’éventuels pourparlers.
Nous condamnons cette attitude de la direction qui n’a eu que des conséquences négatives sur tous les plans : quatre mois de grève, des millions de dollars de perte et l’altération de la confiance qui doit régner entre le personnel de la Royal Air Maroc et ses dirigeants, cette confiance qui demandera des années pour se rétablir.
Les communiqués internes RAM diffusés (ni paraphés ni visés) permettent de relever beaucoup de contradictions, en l’occurrence celui du 25 octobre 05 qui exprime bien dans l’un de ses paragraphes la volonté incessante de la direction à vouloir dialoguer avec les Techniciens, puis ensuite, réfute littéralement le dialogue au paragraphe suivant en rappelant en trois items ses positions irrévocables relatives aux points de discorde qui découlent de cette grève montée de toutes pièces. Puis dans l’une des citations le chorus ’’ indiscipline’’ signifie cette fois l’empêchement d’un délégué à participer à une réunion. Rappelons à juste titre que le code du travail Marocain qui définit le délégué du personnel comme représentant des personnes qui l’ont élu auprès de l’employeur suite à leurs sollicitations, ce qui n’est pas le cas ; à différencier entre le représentant syndical qui possède le droit légal de négociation.
A cet effet, ce communiqué interne est venu confirmer les soupçons autour du rôle d’agent double du ‘’délègué’’ en question, qui a d’ailleurs induit en erreur toutes les directions confondues en leur donnant l’espoir d’un dénouement par la casse.
Et nous appelons à cette occasion, pour l’instauration d’une charte de travail qui soit en accord avec le code du travail Marocain et faisant foi d’un référentiel des exigences et des redevances, plusieurs compagnies aérienne l’ont adopte et cela leur permet d’assurer un climat social sain et durable au sein de leurs entreprises et offre surtout aux décideurs de se consacrer à l’amélioration des performances.
Les Techniciens Aéronautiques ont toujours plaidé pour le rassemblement et l’unité des différentes entités du personnel sans aucune distinction, l’histoire en demeure le seul témoin. Le découpage ou la balkanisation de la Royal Air Maroc qui se poursuit sous l’œil complaisant de tous les Syndicats et les Associations est inacceptable et devrait plutôt susciter le rassemblement et la concertation de toutes les forces vives au sein de la Royal Air Maroc au lieu de la division et le repli sur soi. Ceci n’est pas un appel à la révolte mais nous croyons qu’une entreprise vivante est celle qui écoute et qui communique. Le silence sibérien qui règne depuis quelques années est prédicateur d’un climat social qui n’avantage en rien la direction mais qui cache un malaise profond chez tout le personnel. Nous pensons que le moment est venu pour la direction de reconsidérer chaque femme et chaque homme à la RAM comme étant un partenaire au sein de l’entreprise et lui permettre de s’engager pleinement dans le processus de développement.
Aujourd’hui, la direction, la compagnie nationale, tous le personnel de la Royal Air Maroc, et le contribuable Marocain payent ensemble le prix de cette gestion longtemps contestée par tous les Techniciens Aéronautiques.
Finalement, le dialogue sérieux et responsable est le seul moyen d’aboutir à un dénouement de cette crise pour laquelle il ne faudrait envisager ni perdant ni gagnant mais plutôt de privilégier l’intérêt général.
Bureau Exécutif STAM
L’Assemblée Générale Extraordinaire tenue ce lundi 07 novembre 2005 vient d’entamer son cinquième mois de grève jour pour jour de plus de 500 techniciens aéronautiques de la Royal Air Maroc. Durant ces mois de grève la direction a campé sur sa position, en refusant tout dialogue avec les représentants syndicaux des techniciens, en ignorant les dispositions et les lois qui régissent le droit syndicale au Maroc, et mettant même la sécurité des avions en danger et la pérennité de notre compagnie nationale en péril: par le paiement en devises des factures faramineuses suite à l’envoi des avions à l’étranger, pour n’en évoquer que le B757 cité par plusieurs quotidiens suite à une grave avarie du système de pressurisation survenue en plein vol ; il est actuellement chez les Anglais pour une visite depuis le 07/10/05 mais non encore livré à ce jour, ce qui ne demandait q'une semaine au centre industriel.
Face aux questions des journalistes, la direction minimise les pertes financières en avançant que les salaires des 500 techniciens en grève suffisent à couvrir les frais de maintenance, cela n’aurait pas été vrai, même si les techniciens étaient payés en devises, mais surtout ils manquent de citer que la production au CIAé s’est arrêtée; et que malheureusement même si l’effectif restant, non affecté à la production, continue a exécuter ses taches quotidiennes, néanmoins le rendement général au CIAé est a 0% puisque les chantiers, ou la production proprement dite, s’est arrêtée depuis plus de quatre mois, cela constitue une charge financière considérable injustifiable ajoutée à celle des coûts de la maintenance des avions et de leurs équipements effectués à l’étranger ainsi que l’affrètement d’avions avec leurs équipages. Les dirigeants de la RAM peuvent toujours croire qu’ils ont raison de dire qu’ils ne courent aucun risque, puisque les fonds dilapidés ne sont pas leurs fonds personnels tant que ses fonds proviennent des recettes de notre compagnie nationale et des deniers publics qui appartiennent au contribuable Marocain.
La direction se justifie à travers des communiqués (ni paraphés ni visés) en mettant l’accent sur son intransigeance vis-à-vis de l’indiscipline et d’une certaine ingérence des Techniciens dans les affaires administratives de la direction. Par conséquent, un éclaircissement s’avère nécessaire à ce sujet, car il y-a une partie de vérité dans ces propos puisque c’était le choix volontaire des responsables mis en place: certains nouvellement recrutés, d’autres ayant une longue expérience dans le bâtiment, qui se sont vus attribués la gestion très difficile des chantiers de maintenance.Déboussolés, et face à une marée de problèmes relevant du suivi technique des avions et des problèmes relatifs à la gestion d’un héritage compliqué des ressources humaines, ne relevant ni de leurs compétences ni de leurs formations initiales, ils ont inévitablement adopté les méthodes archaïques déjà en place, c’est ainsi qu’ils ont initié des relations malsaines avec certaines personnes avides de leadership impopulaire en leur sous-traitant une partie de leurs tâches de gestion des ressources humaines et en les prenant pour consultants en la matière tout en écartant inévitablement les représentants légitimes dont le syndicat STAM qui représente 98% des Techniciens.
Malgré leur génie, mais sous la contrainte et le manque d’expérience, ces parachutés ont choisi le chemin le plus court mais aussi la solution la moins durable pour surmonter ces difficultés et de se sont suffis de partager la maîtrise du terrain avec d’autres lobbys incontournables, plus expérimentés et plus rôdés, afin de prouver dans les meilleurs délais, leurs aptitudes a gérer des chantiers comme ceux de la ZIRAM.
Nous regrettons malheureusement que dés le début du conflit, la direction des ressources humaines a adoptè la réplique de la direction technique sans pour autant prendre le soin de vérifier la véracité des avances des dites raisons disciplinaires qui ont conduit au licenciement des 8 techniciens, et de l’abus évident concernant le choix implicite de muter a deux reprises dans l’espace d’un mois, le secrétaire général du STAM et son adjoint. Et nous ne comprenons toujours pas le droit que prône la direction, celui de vouloir choisir les représentants des techniciens devant les représenter en d’éventuels pourparlers.
Nous condamnons cette attitude de la direction qui n’a eu que des conséquences négatives sur tous les plans : quatre mois de grève, des millions de dollars de perte et l’altération de la confiance qui doit régner entre le personnel de la Royal Air Maroc et ses dirigeants, cette confiance qui demandera des années pour se rétablir.
Les communiqués internes RAM diffusés (ni paraphés ni visés) permettent de relever beaucoup de contradictions, en l’occurrence celui du 25 octobre 05 qui exprime bien dans l’un de ses paragraphes la volonté incessante de la direction à vouloir dialoguer avec les Techniciens, puis ensuite, réfute littéralement le dialogue au paragraphe suivant en rappelant en trois items ses positions irrévocables relatives aux points de discorde qui découlent de cette grève montée de toutes pièces. Puis dans l’une des citations le chorus ’’ indiscipline’’ signifie cette fois l’empêchement d’un délégué à participer à une réunion. Rappelons à juste titre que le code du travail Marocain qui définit le délégué du personnel comme représentant des personnes qui l’ont élu auprès de l’employeur suite à leurs sollicitations, ce qui n’est pas le cas ; à différencier entre le représentant syndical qui possède le droit légal de négociation.
A cet effet, ce communiqué interne est venu confirmer les soupçons autour du rôle d’agent double du ‘’délègué’’ en question, qui a d’ailleurs induit en erreur toutes les directions confondues en leur donnant l’espoir d’un dénouement par la casse.
Et nous appelons à cette occasion, pour l’instauration d’une charte de travail qui soit en accord avec le code du travail Marocain et faisant foi d’un référentiel des exigences et des redevances, plusieurs compagnies aérienne l’ont adopte et cela leur permet d’assurer un climat social sain et durable au sein de leurs entreprises et offre surtout aux décideurs de se consacrer à l’amélioration des performances.
Les Techniciens Aéronautiques ont toujours plaidé pour le rassemblement et l’unité des différentes entités du personnel sans aucune distinction, l’histoire en demeure le seul témoin. Le découpage ou la balkanisation de la Royal Air Maroc qui se poursuit sous l’œil complaisant de tous les Syndicats et les Associations est inacceptable et devrait plutôt susciter le rassemblement et la concertation de toutes les forces vives au sein de la Royal Air Maroc au lieu de la division et le repli sur soi. Ceci n’est pas un appel à la révolte mais nous croyons qu’une entreprise vivante est celle qui écoute et qui communique. Le silence sibérien qui règne depuis quelques années est prédicateur d’un climat social qui n’avantage en rien la direction mais qui cache un malaise profond chez tout le personnel. Nous pensons que le moment est venu pour la direction de reconsidérer chaque femme et chaque homme à la RAM comme étant un partenaire au sein de l’entreprise et lui permettre de s’engager pleinement dans le processus de développement.
Aujourd’hui, la direction, la compagnie nationale, tous le personnel de la Royal Air Maroc, et le contribuable Marocain payent ensemble le prix de cette gestion longtemps contestée par tous les Techniciens Aéronautiques.
Finalement, le dialogue sérieux et responsable est le seul moyen d’aboutir à un dénouement de cette crise pour laquelle il ne faudrait envisager ni perdant ni gagnant mais plutôt de privilégier l’intérêt général.
Bureau Exécutif STAM
